Ce sentiment d’urgence autour de la souveraineté numérique n’existait pas il y a deux ans. Aujourd’hui il est là, mais tout le monde ne se sent pas concerné.
Sur le terrain, nous voyons actuellement deux types d’acteurs.
Les premiers appellent avec une question : « Qu’est-ce qui existe et que peut-on faire dès aujourd’hui ? »
Loin des débats théoriques ou de la réflexion à long terme, ils font face à une urgence opérationnelle.
Ces acteurs ont compris que la souveraineté numérique n’est plus une affaire de conviction européenne ou d’engagement écologique, mais qu’elle est devenue une question de sécurité.
Le second groupe en est encore au début du chemin : pour eux, la souveraineté numérique reste un sujet abstrait, repoussé à plus tard.
Alors pourquoi le marché a-t-il basculé si brutalement pour le premier groupe ?
Le contexte géopolitique a fait ce que des années de sensibilisation n’avaient pas réussi à faire : rendre le risque tangible. On l’a vu très récemment avec Mythos d’Anthropic, mais aussi avec des scandales de portes dérobées qui ont conduit à des fuites de données, etc.
On est loin d’une conversation sur les valeurs, il s’agit clairement d’un enjeu clé de continuité d’activité.
Alors, où en êtes-vous ? Savez-vous où sont hébergées vos données critiques ? Savez-vous quel chemin elles empruntent pour y arriver ? Si votre principal fournisseur cloud tombe demain, pouvez-vous récupérer vos données ? En combien de temps ? Et si votre infrastructure réseau est touchée, avez-vous une route alternative avec une architecture indépendante ? Et pas seulement un partenaire (d’où les deux LAN de France-IX 😉)
Ce sont des questions simples, mais les réponses sont souvent inconfortables.
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